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Wall Street ouvre en hausse, incitée par le reflux des taux et de l'inflation

La Bourse de New York évoluait en hausse vendredi peu après l’ouverture, stimulée par une nouvelle détente des taux obligataires mais aussi par de bonnes nouvelles de l’inflation, qui font espérer un statu quo de la banque centrale américaine (Fed).

Vers 13H55 GMT, le Dow Jones s’arrogeait 0,23%, l’indice Nasdaq récupérait 1,21% et l’indice élargi S&P 500 avançait de 0,63%.

La journée avait démarré dans le bon sens, avec une nouvelle décélération des taux obligataires. Le rendement ds emprunts d’Etat américains à 10 ans ressortait à 4,51%, contre 4,57% la veille, en clôture.

Wall Street a, ensuite, bien accueilli le rapport PCE sur les prix à la consommation en août, qui a montré un petit sursaut de l’indice brut, à 3,5% sur un an contre 3,4% en juillet, mais a aussi mis en évidence une inflexion de l’inflation hors énergie et alimentation.

Elle s’est affichée à 3,9% sur un an. C’est la première fois depuis septembre 2021 que l’indice de base (hors énergie et alimentation) se situe en-deçà de 4%.

Les opérateurs ont aussi relevé que la consommation corrigée de l’inflation était en hausse de 0,1% sur un mois, alors que les économistes la voyaient stable.

« Les dépenses de consommation restent positives et l’inflation ralentit, ce qui est une bonne nouvelle pour les banquiers centraux », a commenté Rubeela Farooqi, de High Frequency Economics.

« Nous nous attendons toujours à une rétrogradation de la croissance ainsi qu’à une moindre pression sur les prix, qui devraient inciter la Fed à ne plus bouger d’ici la fin de l’année », a-t-elle ajouté.

« Cet indice de base PCE un peu en-dessous des attentes a soulagé Wall Street », a observé Edward Moya, d’Oanda. « Cela suggère que le processus de désinflation est clairement à l’oeuvre, ce qui lève un peu les inquiétudes quant à une nouvelle hausse de taux de la Fed » d’ici fin 2023.

Après la publication du rapport PCE, les opérateurs n’attribuaient plus au scénario d’un dernier relèvement qu’une probabilité de 30%.

Ce vent d’optimisme portait les grandes capitalisations technologiques, moteur de la cote depuis le début de l’année, à l’image d’Amazon (+2,03%), Nvidia (+2,23%) ou Meta (+2,18%)

« Si le marché se convainc que la Fed en a fini, cela pourrait soutenir les actions, même si cela ne déclenchera pas une vague d’achats massive », a anticipé Edward Moya.

De nombreuses incertitudes planent encore sur la place new-yorkaise, quant à la trajectoire de l’économie, qui est déjà en phase de freinage et pourrait être affectée par un prolongement de la grève dans le secteur automobile et une possible suspension de certains services de l’Etat (« shutdown »).

Les négociations semblent au point mort au Congrès sur un accord budgétaire, principalement du fait d’un schisme au sein du parti républicain. Faute de compromis, l’Etat fédéral américain va devoir considérablement réduire la voilure à partir de lundi.

Quant à l’automobile, le syndicat UAW (United Auto Workers) doit annoncer vendredi des arrêts de travail dans de nouveaux sites des trois constructeurs Ford (+0,36%), General Motors (+0,02%) et Stellantis (+0,18%), pour les pousser à des concessions sur la nouvelle convention collective.

Nike prenait de la vitesse (+8,70%) après avoir fait état d’un bénéfice net trimestriel nettement supérieur aux attentes, même si son chiffre d’affaires est ressorti légèrement en-deçà des anticipations. Le directeur général, John Donahoe, s’est dit confiant dans la demande pour la fin de l’année, notamment en Chine.

Probable fin de parcours boursier pour le pionnier des kits repas à préparer chez soi Blue Apron (+133%), qui va être racheté par la plateforme de livraisons de repas Wonder Group pour environ 103 millions de dollars. Ratrappé par la concurrence, le groupe new-yorkais a vu sa valorisation divisée par cent depuis son introduction à Wall Street, en 2017.

Le pionnier des kits repas à préparer chez soi Blue Apron va être racheté par la plateforme de livraisons de repas Wonder Group pour environ 103 millions de dollars. Rattrapé par la concurrence, le groupe new-yorkais avait vu sa valorisation divisée par cent depuis son entrée à Wall Street en 2017, même si l’offre de Wonder Group a fait bondir le cours vendredi (+133%).

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