mercredi, mai 29L'actualité des entrepreneurs

Wall Street en ordre dispersé, le regard de nouveau braqué sur les taux obligataires

La Bourse de New York évoluait en ordre dispersé lundi après avoir démarré dans le rouge, inquiète d’une nouvelle remontée des taux obligataires, qui fait craindre une asphyxie de l’économie, sous l’effet du resserrement monétaire de la banque centrale américaine (Fed).

Vers 14H15 GMT, le Dow Jones perdait 0,24%, l’indice Nasdaq gagnait 0,53% et l’indice élargi S&P 500 était proche de l’équilibre (-0,01%).

« Les espoirs de voir le marché se redresser ce mois-ci », après un mois de septembre difficile (-4,8% pour le S&P 500), « ont été douchés par la remontée des taux obligataires », a expliqué Patrick O’Hare, de Briefing.com.

Le rendement des emprunts d’État américains à 10 ans ressortait à 4,65%, contre 4,57% vendredi en clôture.

« Il va falloir du temps au marché pour s’habituer à ces niveaux de taux », a estimé Maris Ogg, de Tower Bridge Advisors.

Wall Street ne profitait pas du report in extremis, samedi, d’une échéance budgétaire par le Congrès, qui a permis d’éviter la suspension d’une partie des services de l’État faute de financement.

Rien n’a été résolu politiquement sur le fond et le parcours pour parvenir à un budget avant le 17 novembre, nouvelle date butoir, s’annonce tortueux.

L’humeur reste à la retenue sur la place new-yorkaise, faute de visibilité macroéconomique.

« Beaucoup se font un scénario catastrophe, avec une inflation qui reste tenace », souligne Maris Ogg, qui voit, par ailleurs, « des signes de ralentissement un peu partout. Si la Chine, l’Allemagne, puis le reste de l’Europe tombent en récession, nous n’allons pas y échapper. »

Faute de clarté, « on se met en retrait et on attend », dit-elle.

A la cote, Tesla reculait (-0,16%) après avoir fait état de livraisons inférieures aux attentes au troisième trimestre, à la suite d’arrêts sur certains chaînes de production pour procéder à des mises à jour, à Shanghai et Austin (Texas).

« Même en tenant compte de ces arrêts, (…) Tesla a clairement manqué la cible », ont réagi, dans une note, les analystes de Wedbush Securities.

Aiguillonnée par la hausse des cours de l’or noir ces dernières semaines, les valeurs pétrolières faisaient l’objet de prises de bénéfices, à l’instar d’ExxonMobil (-1,96%), ConocoPhillips (-2,35%) ou Halliburton (-2,16%).

Vedette de l’intelligence artificielle depuis le début de l’année, mais malmenée ces dernières semaines, Nvidia (+3,03%) trouvait un second souffle dans la décision des analystes de Goldman Sachs de l’intégrer à sa liste d’actions à acheter.

Le groupe de Santa Clara (Californie) entraînait dans son sillage Apple (+1,25%), Meta (+1,47%), Alphabet (+1,53%) et Amazon (+1,06%), qui permettaient, à eux seuls, au Nasdaq de s’inscrire dans le vert.

Les représentants du secteur des cryptomonnaies surfaient sur la vague du bitcoin (+3,76%), au plus haut depuis un mois et demi. « Sous la surface, il y a des signes montrant que les cryptoactifs pourraient démarrer un nouveau cycle de hausse », a indiqué Matthew Weller, de Forex.com.

Lundi, la plateforme d’échanges de cryptomonnaies Coinbase avançait (+1,52%), de même que les spécialistes du « minage » de monnaies numériques Marathon Digital (+7,24%) et Riot Platforms (+12,22%).

source

Vous pourriez également aimer ceci :

La Bourse de Paris termine en légère baisse sa meilleure semaine depuis sept mois

La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,19% vendredi, un faible mouvement qui ne ternit pas la forte progression sur l'ensemble de la semaine, portée par l'espoir...

Action, Gifi, Normal… Ces magasins discount qui séduisent les Français

Damien Defforey, président de l'enseigne de déstockage Stokomani, aime recevoir tous les types de clients dans ses magasins. Mais il ne s'attendait pas à trouver d...

La grève dans l'automobile aux Etats-Unis fait ralentir l'emploi en octobre

Les créations d'emplois ont ralenti plus qu'attendu en octobre aux Etats-Unis, en raison notamment de la grève historique chez les trois grands constructeurs automobi...

Luiz Barsi, le "Warren Buffett brésilien" parti de rien

Pour le Brésilien Luiz Barsi, être riche n'était pas une fin en soi : il voulait surtout "ne pas redevenir pauvre". À 84 ans, il est à la tête d'une immense fortu...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *