mercredi, mai 29L'actualité des entrepreneurs

Victoire judiciaire pour la ville de New York, qui veut imposer un salaire minimum pour les livreurs de repas

Trois plateformes de livraisons, Uber, DoorDash et Grubhub, ont échoué jeudi à faire suspendre en justice une mesure de salaire minimum que la ville de New York veut imposer pour les livreurs à vélo, devenus incontournables durant la pandémie de Covid.

« Sous la pluie, la neige, la grêle ou la chaleur, ils ne renoncent jamais à nous livrer, et maintenant nous pouvons nous aussi finalement leur être redevables », s’est félicité le maire démocrate de la mégapole de 8,5 millions d’habitants, Eric Adams.

Ce « salaire décent » est « une avancée considérable qui entraînera d’énormes changements » pour les livreurs, s’est aussi réjoui, sur X (ex-Twitter), Gustavo Ajche, leader du mouvement de livreurs « Los Deliveristas Unidos ».

De son côté, la plateforme de livraison de repas DoorDash a qualifié, via un porte-parole, la décision de la Cour Suprême de l’Etat de New York de « résultat extrêmement décevant », jugeant qu' »un taux de rémunération aussi extrême va réduire les opportunités et augmenter les coûts pour tous les New-Yorkais ».

Uber, Doordash et Grubhub peuvent faire appel de la décision, qui rejette leur recours en suspension de la mesure.

Après un long travail d’étude et de concertation, la ville de New York avait annoncé en juin la mise en place d’un salaire minimum horaire de 17,96 dollars, porté à 19,96 dollars en 2025, puis ajusté en fonction de l’inflation, pour les quelque 60.000 livreurs à vélo travaillant pour les applications de livraisons de repas.

La ville revendique une première aux Etats-Unis, sur fond de débat récurrent sur le modèle de la « gig economy » (l’économie des « petits boulots »), car les travailleurs n’ont pas le statut de salariés, ni les droits qui les accompagnent.

A New York, les livreurs, appelés aussi « deliveristas » car il s’agit essentiellement d’immigrés de pays d’Amérique latine, avaient été célébrés au plus fort de la crise du Covid-19, devenus indispensables pendant que restaurants, bars et commerces étaient fermés dans « la ville qui ne dort jamais ».

Mais les plateformes, qui payent les livreurs à la course, avaient saisi la justice, retardant l’entrée en vigueur de la mesure, initialement prévue le 12 juillet. Doordash jugeait notamment que la ville se fondait sur des sondages « biaisés et non fiables » auprès des livreurs.

Selon l’étude de la ville, publiée en novembre 2022, les livreurs gagnaient alors en moyenne 14,18 dollars de l’heure pourboires des clients inclus, mais seulement 7,09 dollars sans les pourboires, auxquels il fallait retrancher 3,06 dollars de frais non pris en charge.

source

Vous pourriez également aimer ceci :

Les prix de la viande rouge s'envolent aux Etats-Unis, en manque de boeufs

Les prix de la viande rouge atteignent des records aux Etats-Unis, dopés par une consommation qui ne faiblit pas, mais surtout par la réduction progressive du cheptel...

La Bourse de Paris entame la semaine dans le vert

La Bourse de Paris a rebondi de 0,44% lundi, rassurée par des taux d'intérêt qui sont redescendus de leurs sommets et un repli des prix du pétrole, avant une semain...

En pleine ascension, Sephora "rêve" de franchir le cap des 20 milliards d'euros de ventes

Le distributeur de cosmétiques Sephora, qui rouvre vendredi son "vaisseau amiral" sur les Champs-Elysées après plusieurs mois de travaux, rêve désormais de franchir ...

Taux: la BCE fait une pause mais surveille toujours l'inflation

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé ses taux inchangés jeudi, après dix hausses d'affilée, prévenant que les risques inflationnistes, accentués par la g...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *