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Gironde: début des vendanges 2023 dans le Bordelais, en plein "désarroi"

Les premiers coups de sécateurs ont été donnés cette semaine par les vignerons bordelais, qui abordent les vendanges 2023 en plein « désarroi », entre surproduction et intense épisode de mildiou, mais veulent tout de même croire à « un beau millésime ».

La récolte des raisins destinés au crémant de Bordeaux a débuté mercredi dans le premier vignoble AOC de France avec 110.000 hectares, même si les parcelles dédiées au vin effervescent ne représentent que 1% de cette surface.

Alors que les vendanges devraient s’étaler jusqu’à fin septembre, le mildiou, parasite mi-algue mi-champignon, a frappé de plein fouet les vignobles de Nouvelle-Aquitaine avec 90% des vignes touchées à plus ou moins grande échelle selon les chambres d’agriculture de la région.

« C’est très dur pour nos viticulteurs. Lorsque vous avez des situations aussi tendues et que vous tombez sur un épisode de mildiou… Certains ont quasiment tout perdu sur leur exploitation. Le désarroi est là », explique à l’AFP Stéphane Gabard, président du Syndicat des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur.

Reste à savoir quel sera l’impact exact du mildiou.

« Personne ne sait: on pensait début juin avoir une très grosse récolte, mi-juillet très faible, et là sur les crémants c’est plutôt mieux que ce qu’on pensait », commente Christophe Chateau, directeur de la communication du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).

« C’est sûr qu’avec le mildiou, une grosse partie de la récolte est partie », confirme Stéphane Gabard.

Ce dernier juge plausibles des pertes qui seraient comprises entre 20 et 50%, sans vouloir s’avancer sur un chiffre définitif, car « c’est hétérogène selon les secteurs, plus ou moins ventilés ».

« Heureusement, le mildiou n’impacte pas la qualité du raisin », relève-t-il, disant que les conditions de température pendant l’été peuvent laisser présager « un beau millésime ».

« Les millésimes précoces sont souvent des millésimes mûrs. C’est plutôt de bon aloi », juge-t-il.

Très éprouvé, le vignoble bordelais fait l’objet d’un plan d’arrachage des vignes de 57 millions d’euros cofinancé par l’État et le CIVB pour réguler l’offre, redresser les prix et éviter le développement de maladies dans les vignes à l’abandon.

Selon les précandidatures déposées mi-juillet, près de 10.000 hectares de vignes devraient être arrachés après les vendanges.

La France subventionne aussi la destruction des excédents de vins rouges et rosés par distillation. Les bassins du Bordelais et du Languedoc sont les premiers demandeurs.

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