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Altice France : Drahi se donne comme "seule priorité" d'alléger la dette

Patrick Drahi, patron du groupe Altice, a annoncé mardi que sa « seule priorité » pour sa branche Altice France (SFR, BFMTV) était d’alléger sa dette, d’actuellement 23,8 milliards d’euros.

Devant des analystes, l’homme d’affaires a promis une importante réduction du poids de la dette, notamment par des cessions d’actifs non stratégiques et une réduction des investissements, alors que son empire des télécoms et de médias est fragilisé par un scandale de corruption au Portugal.

Après avoir longuement défendu la qualité de l’équipe dirigeante de sa branche française, l’un des piliers de son groupe, le milliardaire franco-israélien a précisé vouloir vendre « certains actifs non essentiels », en citant notamment des « data centers », afin de réduire la dette. Leur vente a été ralentie par l’affaire au Portugal, ont indiqué les responsable mardi.

Altice France, qui n’est plus cotée, a connu un deuxième trimestre difficile avec une baisse de son chiffre d’affaires de 2,6% sur un an, à 2,77 milliards d’euros, ont précisé les dirigeants du groupe.

En particulier les recettes de sa petite branche médias (BFMTV, RMC…) ont baissé de 5,3% à 89 millions d’euros, et celles de sa branche télécoms (SFR) ont reculé de 2,5% à 2,68 milliards d’euros, en raison d’une baisse du nombre de clients.

Le bénéfice opérationnels (EBITDA) a également baissé de 5,7% au 2e trimestre, à 1,02 milliard, surtout dans la branche média.

L’objectif d’Altice France est de réduire le ratio dette sur EBITDA à 4,5 à moyen terme contre 6,3 fin juin, un taux jugé très élevé par les marchés. Il a aussi promis de réduire ses investissements en 2023 et compte largement sur le déploiement de la fibre.

Lundi, pour rassurer les marchés, alarmés par l’affaire autant que par le lourd endettement du groupe – de près de 60 milliards d’euros au total – l’homme d’affaires avait expliqué qu’il se sentait « trahi et trompé par un petit groupe d’individus », après l’arrestation au Portugal de son bras droit et cofondateur d’Altice, Armando Pereira.

Ce dernier a été arrêté à Lisbonne le 13 juillet et mis en examen dans le cadre d’une enquête pour corruption et blanchiment.

Le patron d’Altice, qui s’exprime rarement en public, n’avait jamais encore pris la parole sur cette affaire qui éclabousse l’ensemble du groupe.

« Nous avons immédiatement suspendu une quinzaine de personnes au Portugal, en France et aux Etats-Unis », à la suite d’une enquête interne, avait-il annoncé en promettant de faire « toute la transparence » sur cette affaire.

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